Un site naturel à découvrir : son histoire humaine, ses vestiges, sa faune, sa flore...

"Une trentaine de kilomètres de gorges suffirait à faire de la Cère une perle des rivières du Massif central et de la ligne ferroviaire une des plus étonnantes de France

L'histoire du GR®652  


A la fin du XIXème siècle,  la construction de la voie ferrée oblige l'ouverture d'une voie pour acheminer  matériel et matériaux. La naissance  à l'époque de ce qu'il est coutume d'appeler aujourd'hui la "petite ligne" obéit à des exigences impérieuses d'ordre pratique.

 En 1912, un sentier balisé dénommé "sentier des Gorges de la Cère"  (voir guide Delmont) relie Laroquebrou à la halte SNCF de Siran. L'évènement est de taille puisqu'il est la première occasion de découvrir un lieu totalement inconnu de la plupart de la population locale. L'organisation d'un retour en train à vapeur jusqu'à la gare de Laroquebrou est mise... sur les rails !

Dans les années 1920-1930, de nouveaux chemins de servitude voient le jour à la faveur du percement de galeries pour l'exploitation hydroélectrique de la Cère et remettent au jour l'idée d'un sentier tout au long des gorges. L'état, le maintien même de chemins existants et moins fréquentés est progressivement mis à mal pendant les décennies suivantes : de fait,  l'avancée de la végétation, des éboulements, la rupture de passerelles réduisent à néant les efforts entrepris sur quelques tronçons.

L'histoire du GR®652  


A la fin du XIXème siècle,  la construction de la voie ferrée oblige l'ouverture d'une voie pour acheminer  matériel et matériaux. La naissance  à l'époque de ce qu'il est coutume d'appeler aujourd'hui la "petite ligne" obéit à des exigences impérieuses d'ordre pratique.

 En 1912, un sentier balisé dénommé "sentier des Gorges de la Cère"  (voir guide Delmont) relie Laroquebrou à la halte SNCF de Siran. L'évènement est de taille puisqu'il est la première occasion de découvrir un lieu totalement inconnu de la plupart de la population locale. L'organisation d'un retour en train à vapeur jusqu'à la gare de Laroquebrou est mise... sur les rails !

Dans les années 1920-1930, de nouveaux chemins de servitude voient le jour à la faveur du percement de galeries pour l'exploitation hydroélectrique de la Cère et remettent au jour l'idée d'un sentier tout au long des gorges. L'état, le maintien même de chemins existants et moins fréquentés est progressivement mis à mal pendant les décennies suivantes : de fait,  l'avancée de la végétation, des éboulements, la rupture de passerelles réduisent à néant les efforts entrepris sur quelques tronçons.

Années 70

Années 1970 : Le monde bouge, les habitudes aussi. L'idée de désenclavement, la perspective de l'apport économique du tourisme en milieu rural commencent à faire son chemin chez les élus. Les communes riveraines des gorges de la Cère lancent des études successives pour dresser un inventaire du potentiel touristique des gorges en 1971. La Société d'Equipements Ruraux (S.E.R) est sollicitée.  Les services départementaux de l'Etat (D.D.A) des trois régions concernées -  Auvergne, Limousin et Midi-Pyrénées - apportent leur contribution à l'émergence de pistes "d'Aménagement Touristique des gorges de la Cère".

1976 : « Le chemin des Gorges » reçoit, le 28 avril,  le label de sentier de grande randonnée et l'indice 652 de la part de la commission technique du Comité national des sentiers de grande randonnée (aujourd'hui devenu la F.F.R.) mais se heurte à un constat de manque : Il n'existe jusque là aucune structure territoriale ou associative en mesure de concrétiser la volonté commune des élus de promouvoir des gorges de la Cère, en tant que qu'élément naturel de développement touristique du territoire.

1979 :  "L'Association touristique des gorges de la Cère" voit le jour en novembre 1979. Le journal officiel du 15 janvier 1980 dresse l'acte de naissance de cette association qui a choisi Laroquebrou comme siège social. La première tâche qu'elle s' assigne est de remettre en état le sentier de grande randonnée depuis Laroquebrou jusqu'à Laval de Cère. La D.D.A de la Corrèze est mise à contribution pour cibler une étude autour du GR®652 et de son identité. Dans les conclusions de son rapport, elle établit un devis des travaux nécessaires à sa valorisation et projette l'ouverture du sentier au public en 1982.  

Années 80

1980-1982 : La voie est libre pour réaménager et sécuriser le GR®652. L'avancement de l'exécution des nombreux travaux qui s'annoncent est subordonné à la hauteur et au rythme des aides allouées. Les comités départementaux du tourisme de trois départements sont les premiers à mettre la main au porte-monnaie. Grâce à l'engagement de la SNCF et d'EDF et aussi le précieux concours de nombreux bénévoles qui ne ménagent pas leur peine pour ouvrir le passage aux promeneurs, le printemps 1982 annonce des jours heureux au GR®652. L'inauguration officielle a lieu en grande pompe le 5 juin. Exemple concret novateur de valorisation respectueuse de l'environnement et d'aménagement réfléchi d'un espace patrimonial naturel, volonté forte de redynamiser une région, aboutissement d'un long travail de sensibilisation et de persuasion..., l'hommage rendu aux gorges en ce jour, est celui d'une multitude d'engagements personnels et sans limite de bénévoles, venus de tous horizons. Symbole fort de l'esprit de solidarité de toute une équipe, il résonne comme un  message d'espoir. La presse locale invitée à la célébration de la fête annonce puis rend compte de l'évènement.

Années 2004-2005

 2004 : Sous l'impulsion de M. Jean-Pierre Briges, président de l'association, une étude est confiée à deux jeunes étudiants en D.E.S.S. pour dresser un véritable audit détaillé des atouts touristiques des gorges de la Cère afin de faire émerger toutes les pistes possibles de leur valorisation. L'opération menée dans le cadre du contrat rivière Cère, sous le contrôle d'EPIDOR dure cinq mois. La qualité du travail réalisé par Yoann Picaronie et Aurélien Trioux est unanimement saluée par tous : responsables de l'association, représentants des organismes partenaires, élus et bénévoles, le 10 septembre à la salle polyvalente de Camps. Leur mémoire s'articule sur trois propositions d'axes prioritaires à développer : le GR®652 et sa sécurisation,  la communication au service de la promotion du site et la valorisation du patrimoine existant.

 2005 : L'Association touristique des gorges de la Cère, s'appuyant sur les conclusions de l'audit diligenté, dispose entre ses mains d'arguments pour convaincre les pouvoirs publics institutionnels et quelques organismes privés séduits par le projet de mettre la main à la poche.  Le conseil général, le crédit agricole Centre France (Cantal et Corrèze) sont les premiers à s'engager pour le tronçon   Laroquebrou-Siran, reconnu comme prioritaire. Le travail ne manque pas pour rénover ou refaire à neuf les nombreux ouvrages de franchissements d'obstacles qui ont souffert des intempéries et du temps. Une association locale chargée d'insérer les personnes en difficulté, "Accent jeunes", est désignée comme maître d'oeuvre des travaux.

Années 2005 à 2015

 2006-2007 : Les travaux de sécurisation du parcours, interdit aux randonneurs pendant leur exécution, débutent à l'automne. Ils s'achèvent en avril 2007.

 2012 : Nouvelle opération de sécurisation entre Laroquebrou et Siran : pose de cordage pour le franchissement d'un ruisseau, reprise partielle ou totale du plancher des passerelles - notamment celle de la cascade -, pose d'une main courante sous le tunnel à la passerelle de Siran, consolidation des ouvrages existants... Les travaux sont inscrits au contrat de territoire de la communauté de communes Entre deux lacs et sont une nouvelle fois confiés à "Accent jeunes".

2015 : La communauté de communes Entre deux lacs conduit  la réalisation d'une opération de sécurisation du GR® 652 de grande ampleur entre Laroquebrou et la passerelle de la halte de Siran. L'Association touristique des gorges de la Cère a aidé la collectivité à identifier les besoins : réhabilitation totale ou partielle des passerelles, construction d'une nouvelle passerelle, pose de mains courantes, mise en place de marches dans la montée vers Aulhac, sécurisation du passage sous la voie... Les partenaires impliqués dans le projet (Etat, conseil départemental, intercommunalité et association touristique des gorges de la Cère) ont mis dans la corbeille commune 60 000 €. Les travaux se déroulent au printemps 2015 et sont inaugurés le 15 juin.

 

 

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